Le private equity fait son entrée dans les PER et l’assurance-vie : une opportunité pour les épargnants ?

Une petite révolution va secouer l’épargne des Français. Leurs versements sur les plans d’épargne retraite (PER) et leurs assurances-vie seront en partie orientés vers des fonds de capital-investissement, une classe d’actif jusqu’ici réservée aux investisseurs fortunés.

Le private equity : un placement risqué, mais potentiellement très rentable

Le capital-investissement, ou private equity, consiste à investir dans des entreprises non cotées en bourse. Ce type de placement comporte un risque de perte en capital, mais il offre en contrepartie un potentiel de rendement élevé. Selon France Invest, le rendement annuel moyen du private equity a été de 11,7% en 2023. De quoi dynamiser la performance des PER et des assurances-vie.

Une démocratisation du private equity

Le private equity a longtemps été inaccessible aux épargnants particuliers, en raison des tickets d’entrée élevés (plus de 100 000 euros). Mais depuis quelques années, cette classe d’actif se démocratise avec l’émergence d’offres plus abordables. Bpifrance, par exemple, lance une nouvelle génération de son fonds de fonds Entreprises 3, dont le ticket d’entrée est de 3000 euros.

Le private equity bientôt inclus dans tous les PER

À partir du 24 octobre dernier, le private equity a été automatiquement inclus dans tous les PER. Les épargnants n’auront aucune démarche à effectuer. Le choix des allocations sera automatisé en fonction de la date de départ à la retraite du titulaire. En revanche, dans le cadre de l’assurance-vie, seuls les épargnants ayant opté pour une gestion pilotée de leur contrat verront leurs versements en partie fléchés vers le capital-investissement.

Des frais de gestion plus élevés

L’investissement en private equity via un PER ou une assurance-vie entraîne des frais de gestion légèrement supérieurs à ceux pratiqués sur d’autres classes d’actifs. Il est donc important de bien se renseigner sur les frais applicables avant d’investir.

Une exposition au private equity limitée

L’exposition de l’épargnant au private equity dépendra de son profil de risque (prudent, équilibré ou dynamique) et de l’enveloppe fiscale concernée (PER ou assurance-vie). Elle pourra aller de 0% pour un profil prudent à 15% pour un profil dynamique dans le cadre d’un PER.

Un déploiement progressif

Si l’entrée en vigueur de cette obligation est prévue pour le 24 octobre, peu d’opérateurs seront réellement prêts à cette date. La plupart des assureurs devraient être en mesure de proposer ces nouveaux produits au début de l’année prochaine.

Conclusion : une opportunité à saisir avec prudence

L’arrivée du private equity dans les PER et les assurances-vie représente une opportunité pour les épargnants de dynamiser leurs placements. Toutefois, il est important de prendre en compte le risque de perte en capital et de se renseigner sur les frais de gestion applicables.

 Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Investir comporte des risques, notamment de perte en capital. Pour toute question ou accompagnement sur mesure, nous vous invitons à prendre contact avec l’équipe d’Aeternia. 

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