La digitalisation, les versements programmés et la décimalisation transforment le secteur. Tandis que la crise s’estompe, les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) misent désormais sur l’accessibilité pour conquérir de nouveaux profils.
Après deux années mouvementées, les SCPI reprennent des couleurs. De nouveaux fonds ultradiversifiés investissent désormais à l’international et affichent des rendements attractifs, dépassant souvent les 6 %. Le moment semble d’autant plus propice que les gestionnaires multiplient les initiatives pour attirer les épargnants, en particulier les nouvelles générations.
D’abord, la quasi-totalité des SCPI proposent aujourd’hui un parcours de souscription entièrement dématérialisé. L’investisseur achète ses parts depuis son ordinateur à n’importe quel moment. Par ailleurs, les sociétés de gestion développent les versements programmés pour séduire les budgets plus modestes. Ce système permet d’investir une somme fixe mensuelle (dès 50 €) après un premier achat minimal.
« Un investissement de 100 € par mois dans une SCPI rapportant 5 % net permet de bâtir un patrimoine de 12 000 € en 9 ans », précise Daniel While, directeur recherche et stratégie chez Euryale.
En complément, certaines sociétés comme Corum AM ou Iroko pratiquent la décimalisation, soit le fractionnement des parts. Ce mécanisme permet de réinvestir directement les dividendes pour acquérir des fractions de parts supplémentaires. De leur côté, Sogenial et Perial AM prévoient d’adopter cette méthode d’ici 2026 ou 2027.
Concernant le mode d’acquisition, l’épargnant choisit entre un achat au comptant ou à crédit. Bien que la baisse des taux redonne de l’intérêt à l’emprunt, seules quelques banques comme le Crédit Mutuel Arkéa soutiennent actuellement ces projets. Alternativement, certains investisseurs utilisent le prêt à la consommation, même si celui-ci ne permet pas de déduire les intérêts des revenus locatifs.
En outre, le démembrement de propriété offre une option stratégique intéressante. « Le nu-propriétaire obtient une décote de 30 à 50 % selon la durée du contrat », explique Jonathan Dhiver, fondateur de MeilleureSCPI.com. L’investisseur renonce aux loyers immédiats pour se constituer un capital à prix réduit, idéal pour préparer des revenus futurs.
Depuis le début de l’année 2026, une nouvelle pratique émerge : la division du prix unitaire des parts. À titre d’exemple, Perial AM a divisé par 20 le prix de souscription de sa SCPI « Opportunités Europe », le faisant chuter de 880 € à 44 €. Grâce à cette manœuvre, le ticket d’entrée devient beaucoup plus abordable pour le grand public. Fiducial Gérance suit une trajectoire identique en divisant par trois le prix de ses parts sur plusieurs de ses véhicules.
Enfin, pour améliorer le confort des associés, les gestionnaires font évoluer le rythme de distribution. Perial AM verse désormais ses dividendes mensuellement plutôt que trimestriellement, une initiative qui facilite grandement le remboursement des mensualités de crédit pour les investisseurs.
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