Revendre ses parts de SCPI devient un défi pour des milliers d’épargnants. Le manque de liquidité bloque actuellement de nombreux investisseurs. Cependant, de nouvelles plateformes de transactions bousculent le marché et offrent des opportunités inédites.
Vendre ses parts n’est plus automatique. En effet, le marché secondaire manque d’organisation par rapport au marché primaire. Pour sortir, le vendeur doit souvent attendre qu’un nouvel investisseur apporte de l’argent frais.
Pourtant, la collecte s’effondre. Selon l’Aspim, plusieurs grandes sociétés de gestion n’ont attiré aucun nouvel acheteur fin 2025. Sans contrepartie, les clients restent coincés pendant des années.
Pour débloquer la situation, les gérants activent parfois un fonds de remboursement. La société vend alors ses propres immeubles pour racheter les parts des clients.
Toutefois, ce mécanisme reste limité. Les délais sont longs et les remboursements sont souvent plafonnés à un petit nombre de parts.
Par ailleurs, certains gérants choisissent une solution radicale : le passage au capital fixe. Ce système confronte directement les vendeurs et les acheteurs chaque mois. La loi de l’offre et de la demande fixe alors le prix.
Malheureusement, cette méthode révèle des chutes de prix brutales. Par exemple, la SCPI Novapierre Résidentiel a vu sa valeur chuter de 53 % par rapport à sa valeur réelle. Les experts comparent souvent cette étape ultime à des « soins palliatifs ».
Face à ce vide, de nouveaux acteurs comme 2ndmarket.fr ou vendremascpi.com émergent. Ces plateformes permettent aux porteurs de parts de vendre plus rapidement, souvent en 4 à 8 semaines.
Certes, le volume de transactions reste faible par rapport aux milliards en attente de retrait. Néanmoins, ces outils connaissent une croissance fulgurante. Ils attirent une nouvelle clientèle : les chasseurs de rendement.
Sur ces plateformes, le vendeur doit accepter une forte décote, généralement entre 20 % et 30 %.
En conséquence, le rendement mécanique pour l’acheteur augmente. Les investisseurs visent ainsi des taux de distribution entre 6 % et 7 %.
De plus, l’acheteur perçoit les revenus immédiatement après la transaction. Même si les frais d’acquisition sont élevés (environ 7 %), l’opportunité reste réelle.
En résumé, le marché secondaire ne crée pas la crise, mais il révèle la valeur réelle des parts. Pour un vendeur pressé, c’est une porte de sortie rapide. Pour un acheteur averti, c’est l’occasion de saisir des actifs immobiliers à prix cassé.