Parents de 42 ans : 80 000 € à réunir pour les études des enfants dans 8 ans

Aeternia Patrimoine

Cas client

Léo a 10 ans, Chloé 8 ans. Dans huit ans, le premier partira sans doute étudier loin de la maison. Leurs parents, Julie et Nicolas, veulent réunir 80 000 € pour financer ces années. Voici comment nous avons construit leur plan, avec un constat simple : le temps compte davantage que le rendement.

Étudiants en tenue de remise de diplôme lançant leur toque
Financer des études se prépare bien avant le premier loyer étudiant.

Précision importante : ce cas est fictif. Il s’inspire de situations courantes, et chaque chiffre reste hypothétique.

La situation de départ

D’abord, le portrait du foyer. Julie et Nicolas, 42 ans tous les deux, travaillent comme salariés. Ensemble, ils perçoivent 5 800 € nets par mois et relèvent de la tranche marginale de 30 %. Par ailleurs, ils remboursent encore le crédit de leur résidence principale.

Élément Montant hypothétique
Revenus nets du foyer 5 800 € par mois
Épargne sur livrets 35 000 €
Capacité d’épargne mensuelle 700 €
Âge des enfants 10 et 8 ans
Budget d’études visé 80 000 €, soit 40 000 € par enfant

Concrètement, leur objectif consiste à couvrir 8 000 € par an et par enfant pendant cinq ans d’études. Pour mémoire, l’Unef chiffrait en août 2026 le reste à charge étudiant à 1 300 € par mois. Les parents financeront donc une large part des besoins, sans tout couvrir.

Un besoin étalé, pas une somme à réunir d’un coup

Premier réflexe utile : dessiner le calendrier. Léo entrera dans le supérieur dans huit ans, Chloé dans dix. Leurs études se chevaucheront ensuite pendant trois années.

Années à partir d’aujourd’hui Léo Chloé Besoin annuel
Années 8 et 9 8 000 € 8 000 €
Années 10 à 12 8 000 € 8 000 € 16 000 €
Années 13 et 14 8 000 € 8 000 €

Autrement dit, les 80 000 € ne sortent pas tous la même année. Une partie de l’épargne peut donc rester investie jusqu’à quatorze ans. Dès lors, cet étalement change toute la stratégie.

Point clé

Un objectif lointain et étalé autorise une part de placements dynamiques au départ. Puis la sécurisation progresse à l’approche de chaque échéance.

La stratégie envisagée

1. Garder une réserve de précaution

Pour commencer, le couple conserve 15 000 € sur ses livrets. En pratique, cette somme couvre environ trois mois de dépenses. Surtout, elle reste séparée du projet d’études.

2. Ouvrir un plan d’épargne avenir climat pour chaque enfant

Ensuite, les 20 000 € restants rejoignent deux plans d’épargne avenir climat, à raison de 10 000 € par enfant. D’après service-public.fr, ce plan s’adresse aux moins de 21 ans. Par ailleurs, il reste bloqué cinq ans et jusqu’aux 18 ans de son titulaire.

Son atout principal : les gains échappent à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Le calendrier colle en outre parfaitement : Léo et Chloé pourront l’utiliser dès leur majorité. En contrepartie, l’argent leur appartient désormais, puisqu’il s’agit d’un don.

3. Alimenter une assurance-vie chaque mois

Enfin, le couple ouvre une assurance-vie et y verse chaque mois une somme fixe. Au départ, l’épargne s’investit majoritairement en unités de compte diversifiées. Puis, à partir de la cinquième année, une part croissante bascule vers le fonds en euros.

Autre avantage : le contrat aura huit ans d’ancienneté au moment des premiers retraits importants. Les gains profiteront alors d’un abattement annuel de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune.

Combien verser chaque mois ?

Au fond, toute la question tient dans ce montant. Pour cela, nous l’avons calculé pour couvrir l’ensemble du calendrier, en tenant compte des deux plans des enfants. Les versements courent pendant huit ans, puis s’arrêtent.

Rendement net annuel hypothétique Versement mensuel nécessaire
1,7 % (niveau du Livret A) 518 €
2 % 500 €
3 % 443 €
4 % 389 €

Le constat surprend souvent : entre 1,7 % et 4 %, l’écart n’atteint que 129 € par mois. Certes, le rendement joue, mais moins qu’on ne l’imagine sur huit ans.

Le vrai levier : le temps

À l’inverse, la durée d’épargne change tout. Nous avons donc comparé trois calendriers, avec un rendement hypothétique de 3 %.

Versement mensuel nécessaire selon le calendrier, à 3 %

Sur 14 ans
275 €
Sur 8 ans
443 €
Départ à +3 ans
742 €

Simulation hypothétique, hors fiscalité et hors inflation. Les deux plans des enfants restent identiques dans les trois cas.

Ainsi, un démarrage différé ferait grimper l’effort de près de 300 € par mois. À l’opposé, prolonger les versements jusqu’à la fin des études le ramènerait à 275 €. Finalement, Julie et Nicolas ont retenu 450 € par mois sur huit ans, compatibles avec leur capacité d’épargne.

Les autres pistes étudiées

Tout laisser sur les livrets

Bien sûr, cette option offre une sécurité totale et une disponibilité immédiate. En revanche, elle exige environ 520 € par mois, et l’inflation risque d’éroder le pouvoir d’achat du capital. Le couple a donc préféré une solution plus souple.

Une assurance-vie au nom des enfants

De leur côté, des grands-parents peuvent aussi ouvrir un contrat au nom d’un petit-enfant. Une convention annexe au contrat permet alors d’encadrer l’usage des fonds après la majorité. Notre article sur le pacte adjoint en assurance-vie détaille ce mécanisme.

Le prêt étudiant

Enfin, un prêt étudiant pourra compléter le financement le moment venu. Toutefois, il reporte la charge sur l’enfant. C’est pourquoi les parents le gardent comme solution d’appoint, sans le compter dans leur plan.

!Points de vigilance

  • Perte en capital : unités de compte et supports du plan peuvent baisser, parfois juste avant une échéance.
  • Blocage : le plan des enfants reste indisponible cinq ans et jusqu’à leurs 18 ans, sauf exceptions légales.
  • Autonomie des enfants : à leur majorité, Léo et Chloé disposeront librement de leur plan.
  • Inflation : le coût des études peut augmenter plus vite que prévu d’ici huit à quatorze ans.

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Chaque support fait l’objet d’une documentation réglementaire, remise avant toute souscription.

Ce qu’il faut retenir

  • Dessiner le calendrier : 80 000 € étalés sur sept ans appellent une autre stratégie qu’une somme due d’un coup.
  • Commencer tôt : trois ans d’attente coûteraient près de 300 € de plus chaque mois.
  • Profiter des bons dispositifs : le plan d’épargne avenir climat exonère les gains, l’assurance-vie s’allège après huit ans.
  • Sécuriser à l’approche : chaque échéance proche appelle une part croissante de fonds en euros.
Enfants et parents travaillant ensemble sur des devoirs
Préparer les études, c’est aussi en parler tôt en famille.

Votre situation ressemble à celle de Julie et Nicolas ?

  • Parents d’enfants de 6 à 14 ans qui veulent anticiper le coût des études supérieures.
  • Foyers imposés qui cherchent des enveloppes fiscalement efficaces.
  • Grands-parents qui souhaitent participer au financement de leurs petits-enfants.

Notre rémunération provient des sociétés de gestion et des assureurs partenaires, uniquement en cas de souscription. Le cabinet ne facture aucun honoraire de conseil. Ces commissions font partie des frais des produits, que détaille la documentation remise avant toute décision.

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Questions fréquentes

Combien coûtent les études supérieures d’un enfant ?

+

Tout dépend de la filière et du logement. En août 2026, l’Unef chiffrait le reste à charge étudiant à environ 1 300 € par mois.

Qu’est-ce que le plan d’épargne avenir climat ?

+

C’est un plan réservé aux moins de 21 ans, plafonné à 22 950 €. Il reste bloqué cinq ans et jusqu’aux 18 ans du titulaire. En contrepartie, ses gains échappent à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.

Faut-il épargner au nom des enfants ou à son propre nom ?

+

Chaque option a sa logique. Au nom de l’enfant, l’argent lui appartient et il en dispose à sa majorité. À l’inverse, un contrat au nom des parents leur laisse la main sur les fonds.

Quel rendement viser pour un projet à huit ans ?

+

Hors fonds en euros, rien ne garantit le rendement. Cela dit, sur huit ans, un profil équilibré peut se justifier au départ, avec une sécurisation progressive à l’approche des échéances.

Est-il trop tard pour commencer quand l’aîné a 15 ans ?

+

Non. L’effort mensuel augmentera toutefois, et la part de placements risqués diminuera. Dans ce cas, mieux vaut privilégier les supports sécurisés.

Sources

  • Service-public.fr, plan d’épargne avenir climat (moins de 21 ans, plafond de 22 950 €, blocage, exonération des gains).
  • Unef, indicateur du coût de la vie étudiante, août 2026 : reste à charge moyen d’environ 1 300 € par mois.
  • Code général des impôts, article 125-0 A : fiscalité des rachats d’assurance-vie après huit ans.
  • Livret A à 1,70 % depuis le 1er août 2026.

Aeternia Patrimoine, SAS au capital de 1 000 €, RCS Bordeaux 844 761 809, 81 boulevard Pierre 1er, 33110 Le Bouscat. Conseiller en investissements financiers (CIF), membre de la CNCGP, association agréée par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Immatriculation ORIAS n° 19000750 (www.orias.fr). Activités soumises au contrôle de l’AMF et de l’ACPR.

Ce cas est fictif et ses chiffres sont hypothétiques. Cet article a une vocation informative. Il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une consultation juridique ou fiscale, ni une sollicitation. Les questions de donation relèvent de la compétence du notaire. Tout placement comporte un risque de perte en capital et, selon les supports, un risque de liquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez la documentation réglementaire remise avant toute souscription.

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