Où placer votre argent en 2026 ? Nos conseils pour arbitrer entre sécurité et rendement

Les tensions géopolitiques, l’instabilité politique en France et la baisse des taux incitent désormais les épargnants à réviser leurs stratégies. Pour maintenir des rendements solides, beaucoup acceptent aujourd’hui de prendre davantage de risques.

Un comportement d’épargne ultra-prudent

Les Français conservent leur tempérament de fourmis. Les inquiétudes sur les retraites, les crises politiques à répétition et le conflit aux portes de l’Europe poussent les ménages à thésauriser massivement. De fait, le taux d’épargne culmine à 18,4 % des revenus disponibles au troisième trimestre 2025.

En parallèle, l’appétit pour les produits financiers ne faiblit pas. L’assurance-vie a réalisé une moisson historique en 2025, tandis que la collecte des Plans d’Épargne Retraite (PER) a bondi de 11 %. Par ailleurs, les particuliers s’intéressent de plus en plus aux actions (+18 %) et aux ETF (+45 %), ces fonds qui répliquent la performance des grands indices boursiers.

La fin de l’argent facile sur le court terme

Toutefois, dénicher le placement idéal devient complexe. Si tous les voyants étaient au vert l’an dernier, la situation change radicalement. Sous l’impulsion de la Banque centrale européenne (BCE), la baisse des taux réduit drastiquement la rémunération des livrets et des comptes à terme.

À l’inverse, les taux longs restent élevés à cause de l’endettement des grands États, ce qui freine la reprise immobilière. Philippe Crevel, du Cercle de l’épargne, confirme ce basculement : l’épargne de court terme ne rapporte plus rien, obligeant à une grande sélectivité sur les actifs plus rémunérateurs.

Le grand retour du fonds en euros

C’est le grand gagnant pour ceux qui refusent le risque. Le fonds en euros de l’assurance-vie profite de la bonne tenue des obligations et des plus-values boursières des assureurs. Selon les estimations, les taux moyens pourraient atteindre 2,65 % ou 2,70 % au titre de 2025.

Mieux encore, les assureurs déroulent le tapis rouge pour attirer de nouveaux capitaux. Certains proposent des bonus de rendement allant jusqu’à 2,25 % de supplément. Grâce à ces coups de pouce, des offres comme celle de Milleis Vie pourraient afficher un rendement global de 5 % en 2026. En comparaison, le taux du Livret A devrait tomber à 1,4 % en février.

Le succès des produits structurés

Parallèlement, les produits structurés séduisent massivement les épargnants. Ces placements combinent protection du capital et rendements attractifs (souvent entre 5 % et 12 %). Tant que les taux longs restent élevés, les sociétés de gestion peuvent offrir des rémunérations consistantes pour un risque maîtrisé. Toutefois, les experts conseillent de limiter leur poids dans le portefeuille pour préserver une bonne diversification.

Le renouveau des SCPI européennes

Un vent de fraîcheur souffle sur l’immobilier papier. Si les SCPI historiques souffrent encore de la crise des bureaux, de nouveaux fonds en profitent pour acheter des actifs à bas prix partout en Europe. En conséquence, ces nouveaux acteurs affichent des rendements proches de 7 %, parfois sans frais d’entrée. Malgré tout, la prudence reste de mise : sur une centaine de SCPI, seule une poignée d’élus capte l’essentiel de la collecte.

La dette privée : un rendement de 8 % à 10 %

Prêter de l’argent directement aux entreprises devient une option sérieuse pour les particuliers avertis. Bien que le ticket d’entrée avoisine souvent les 100 000 euros, ces fonds de dette privée offrent des revenus réguliers et élevés. Désormais, certains PER intègrent même ces produits dans leurs allocations pour démocratiser l’accès au non-coté.

La tech américaine ne connaît pas la crise

Malgré des cours records, les actions technologiques conservent un potentiel important. Les analystes estiment que des géants comme Nvidia continueront de délivrer des performances solides. D’autre part, l’Europe offre aussi des opportunités, notamment dans les secteurs de la défense et de l’énergie, portés par les besoins colossaux de l’intelligence artificielle en électricité.

L’or : une valeur refuge inépuisable

L’or continue de briser les plafonds, dépassant les 4 400 dollars l’once. Même si les prix paraissent élevés, les experts recommandent de conserver 5 % à 7 % d’or dans son patrimoine. En effet, l’instabilité mondiale et la dette des États soutiennent durablement la demande pour le métal jaune.

Bitcoin : entre consolidation et espoir de rebond

Enfin, la reine des cryptomonnaies interroge après une chute de 30 % depuis son sommet d’octobre. Pourtant, le Bitcoin n’est plus un actif marginal : les grandes banques et certains États en détiennent désormais. Si certains prévoient une année 2026 stable, des institutions comme Citi imaginent déjà un rebond vers les 143 000 dollars d’ici le milieu de l’année.

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