OBJECTIF RETRAITE – À 59 ans, Marc aborde la fin de sa carrière avec une sérénité remarquable. Ce cadre dirigeant au sein d’une multinationale a anticipé très tôt la baisse inévitable de ses revenus. Il nous explique aujourd’hui comment il a orchestré sa stratégie financière.
Face aux réformes successives et aux déficits chroniques, les actifs peinent désormais à évaluer leur future pension. Pour ne pas subir la situation, certains choisissent de bâtir leurs propres garanties de revenus.
Marc réfléchit à sa fin de carrière depuis ses débuts professionnels dans les années 90. Bien que cet ingénieur des Mines ait réussi un parcours brillant dans un groupe du CAC 40, il dresse un bilan teinté d’amertume : à son départ, il percevra une pension identique à celle de son père, alors que son salaire actuel est deux fois plus élevé à âge égal.
Sa méfiance historique envers le système par répartition l’a poussé à sécuriser son avenir via deux piliers : ses investissements personnels, guidés par des conseillers en gestion de patrimoine, et l’épargne salariale de son entreprise.
Dès son mariage, Marc et son épouse ont instauré une discipline de fer en épargnant 15 à 20 % de leurs revenus. Par ailleurs, il a utilisé l’effet de levier du crédit pour investir massivement. Il y a douze ans, il a emprunté 250 000 euros pour acquérir un appartement en Ehpad. Cette opération s’avère payante : les loyers perçus couvrent intégralement les mensualités du prêt, tandis que le statut de loueur en meublé neutralise l’imposition sur ces revenus pendant une décennie.
En complément, il a récemment souscrit à des parts de SCPI via un emprunt long. À terme, il prévoit que ce placement lui rapportera 1 500 euros nets par mois, tout en lui garantissant un capital solide.
Marc a également racheté 12 trimestres il y a deux ans. Cette décision lui permet de fixer son départ à 63 ans et 8 mois. Outre le gain de temps, il profite d’un avantage immédiat puisque le coût de ce rachat est déductible de son revenu imposable.
En parallèle, il exploite les outils proposés par son employeur. Depuis 30 ans, il verse systématiquement son intéressement et sa participation sur son Plan d’Épargne Groupe (PEG). L’entreprise booste ces sommes via un abondement significatif. Marc estime que ces versements annuels représentent entre 8 000 et 12 000 euros de capital placé.
Sur les conseils de son premier mentor, Marc consacre jusqu’à 25 % de sa rémunération à l’achat d’actions de son entreprise. En bénéficiant d’une décote de 20 % sur le prix des titres, il s’est constitué un portefeuille qui génère aujourd’hui 5 à 7 % de dividendes par an. Actuellement, ce PEG constitue la moitié de son épargne totale.
Enfin, il utilise le Plan d’Épargne Retraite (PER) comme un outil de défiscalisation ponctuel. Il y injecte ses primes pour éviter de basculer dans une tranche d’imposition supérieure.
Les calculs de Marc sont clairs : les revenus de l’immobilier (Ehpad et SCPI) ajouteront 3 000 à 4 000 euros mensuels au budget du couple. Si l’on additionne les dividendes issus de son épargne salariale, Marc augmentera son niveau de vie de 70 % par rapport à sa pension de base.
Grâce à cette anticipation, il envisage l’avenir avec confiance et commence déjà à accompagner ses deux enfants pour qu’ils bâtissent, eux aussi, leur propre retraite par capitalisation.
Si la situation de Marc vous a inspiré, venez nous consulter à notre cabinet Aeternia Patrimoine au Bouscat.