Comprendre la décorrélation des actifs pour gérer ses placements

À l’image de l’effet Papillon, les variations de valeur d’un actif peuvent entraîner des répercussions directes et significatives sur d’autres actifs très différents.

Prenons l’exemple du pétrole : une hausse de son prix peut entraîner une baisse des actions des compagnies aériennes. La raison en est que l’augmentation du coût du carburant a un impact négatif sur la rentabilité des compagnies, influençant ainsi la valeur de leurs actions. On qualifie ce phénomène de corrélation négative.

Un exemple plus complexe concerne l’impact des fluctuations des devises sur les entreprises exportatrices. Un euro fort par rapport au dollar peut être défavorable aux entreprises européennes exportant vers les États-Unis, mais il peut alléger le coût des exportations pour les entreprises américaines vendant en Europe. Ainsi, un même mouvement peut générer une corrélation positive ou négative.

Les matières premières peuvent également être corrélées. L’or et l’argent, en tant que métaux précieux utilisés comme valeurs refuge, présentent souvent une corrélation positive. De même, les cours du cuivre peuvent être liés à ceux du pétrole en raison de leur utilisation commune dans la production d’énergie et de biens manufacturés.

Ces exemples soulignent l’importance de comprendre la corrélation des actifs lors de la construction d’un portefeuille d’investissement diversifié.

La corrélation est étroitement liée à la volatilité. En diversifiant un portefeuille avec des actifs ayant des corrélations différentes, les investisseurs peuvent réduire leur exposition aux risques spécifiques à certains actifs, atténuant ainsi les fluctuations globales de leur portefeuille. Cette stratégie vise à offrir une performance plus stable et régulière.

Par exemple, la combinaison d’actions d’entreprises et d’obligations (emprunts d’entreprises ou d’État) est souvent privilégiée en raison de leur corrélation faible, voire négative, observée au cours des dernières décennies.

Il est crucial de noter que les corrélations peuvent évoluer dans le temps, nécessitant une analyse fréquente. Entre 2000 et 2020, les actions et les obligations ont souvent évolué en sens inverse, agissant comme des amortisseurs l’un pour l’autre. Cependant, en 2022, des chocs simultanés ont touché ces deux classes d’actifs, soulignant la nécessité d’une gestion proactive.

La diversification d’un portefeuille, bien qu’elle ne garantisse pas une protection totale contre les pertes, peut contribuer à limiter les risques en répartissant les investissements sur différents actifs et classes d’actifs tels que les actions, les obligations, les matières premières, les devises et l’immobilier. Une approche stratégique, ajustée en fonction des évolutions du marché, demeure essentielle pour une gestion de portefeuille éclairée.

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